Récit du voyage de Jacques en Turquie au volant de sa DAF 31.

Un voyage en Turquie en 1963 par Jacques Van Luijt.

En 1962 nous, mes deux amis Peter, Joost et moi-même avions déjà effectué un voyage de 7500 km vers le Cap Nord, avec une Vw Coccinelle, qui a duré 10 semaines.

En 1963 nous avons décidé que nous avions besoin d’un autre voyage de 10 semaines, vers la Turquie cette fois-ci, en utilisant la nouvelle Daf Daffodil 31 de ma maman.

 Comme je n’aurais que 18 ans à la fin du mois d’Août (je ne possédais pas de permis de conduire) mes deux amis devront conduire tout le voyage. Peter avait 20 ans et Joost 19 à ce moment et ils possédaient donc chacun le permis de conduire.

Nous étions tous les trois intéressés par les anciennes constructions et les cultures des pays lointains que nous voulions visiter le plus possible..

Le 29 juillet 1963, je m’en rappelle bien, nous voulions prendre le départ.

Durant les trois semaines précédentes nous avions appliqué sur la Daffodil des autocollants faits nous-même représentant les endroits que nous voulions visiter.

 


Le premier jour nous avons emprunté une autoroute allemande déserte jusque la frontière autrichienne. Le deuxième jour nous nous sommes aventurés dans les monts Grosklockner. La Daffodil, complètement chargée avec le matériel de camping et trois personnes, peinait un peu. La montée a été très lente car nous étions derrière et suivions un bus postal autrichien tout au long du chemin.


Après la traversée des montagnes nous avons roulé à travers la Yougoslavie et la Bulgarie ou nous avions besoin d’un visa avant d’y être acceptés.Nous voulions nous arrêter en chemin  à Sofia pour y voir la fameuse église.

Le cinquième jour de notre voyage nous sommes arrivés à Istanbul en passant par Edirne. Nous avons déjà parcouru 2500 km.

En Turquie nous n’avons trouvé que trois campings officiels, le reste du temps nous avons fait du camping sauvage ou nous pouvions.

Nous sommes restés trois jours pour tout voir. Nous avons vu la Mosquée bleue, le grand bazar, les tours, la colonne de Constantin et d’autres choses trop nombreuses pour être énumérées.

Le Bosphore, à Istanbul, divise la ville en deux continents et deux cultures.

Lors de notre visite il n’y avait pas de ponts donc il fallait prendre un ferry-boat pour arriver en Asie.

Après notre séjour à Istanbul nous avons pris la route vers Ankara, la capitale de la république turque.

Nous n’y sommes restés qu’un jour mais nous avons visité le Mausolée d’Atatürk.

Nous voulions aussi aller dans l’intérieur du pays ou il y a aussi des endroits à voir.

Nous décidons de continuer en direction de l’est vers Erzurum.

Cela s’est transformé en une étape supplémentaire de 1800 km à notre voyage.

Nous avons mis dix jours pour le faire.

Il y avait plein de choses à voir le long du chemin mais les routes étaient très mauvaises.

Cette région très montagneuse de la Turquie recèle d’endroits ou les gens peuvent skier.

La Daffodil a du forcer pour traverser ces montagnes mais l’a toujours fait.

Quand il pleuvait c’était encore plus dur et  parfois nous étions coincés.

Trouver de l’essence était parfois un problème et nous sommes tombés une fois en panne sèche.

Remercions le voyageur français qui nous a donné 5 litres pour nous permettre de continuer jusque la ville suivante ou il y avait des pompes à essence.

Après avoir trouvé de l’essence nous avons continué notre voyage jusque Alanya au bord de la Méditerranée.

Nous sommes retournés vers l’intérieur des terres vers Konya (capitale d’un ancien sultanat) ou nous devions voir la mosquée au dôme doré.

A ce point nous avons réalisé la moitié de notre aventure et couvert quasiment 5500 km.

Après la visite de la mosquée nous sommes retournés vers la Méditerranée ou nous avons visité un petit village de pêcheurs inconnu du nom d’Antalaya, exactement à la cinquième semaine de notre voyage.

Nous y sommes restés quelques jours pour un repos bien nécessaire et aussi pour nager.

Après ce repos nous avons continué plus loin vers le nord et vers Pamukkale et en chemin nous avons découvert les superbes sources pétrifiantes.

Pamukkale se trouve à 20 km au nord de Denizli, c’est ici que commence vraiment notre aventure.

A 30 km de Denizli la route est devenue vallonnée.

Soudain il y a eu un grand bruit sous le capot de la Daffodil et l’arrêt fut immédiat.

En ouvrant le capot nous avons été étonnés, il y avait un trou dans le bloc moteur.

Le vilebrequin était cassé et les bielles étaient visibles à travers le trou, comment allions-nous pouvoir aller plus loin.

La première chose à faire était de se rendre à Denizli, ce qui ne semblait pas facile car il n’y avait pas de dépanneuse dans le coin à ce moment.

Nous nous sommes arrangés pour avoir l’aide d’un fermier qui possédait un chariot et un cheval.Il nous a remorque vers la ville pendant 5 km.

Nous sommes finalement arrivés à Denizli mais comme nous n’avions pas envie de monter la tente nous avons tous dormi dans une petite chambre d’hôtel.

La première chose que nous avons faite le lendemain fut d’appeler mon père qui fut directeur des achats chez Daf de 1930 à 1968.

Après lui avoir expliqué la situation il nous a dit de trouver un moyen de retourner à Istanbul. Cela n’allait pas être chose facile. D’abord nous devions trouver un camion et ensuite essayer de charger la Daffodil dedans pour le transport.

Nous avons trouvé une simple solution…Avec l’aide de quelques fermiers nous avons creusé un trou dans le sol et entassé la terre sur un coté. Le camion recula dans le trou et nous avons poussé la voiture dedans en nous aidant du tas de terre.

Après trois jours nous sommes arrivés à Istanbul après avoir parcouru 6500 km supplémentaires. Nous avons eu un autre coup de chance en arrivant. Notre ancien voisin était un ancien directeur de chez Philips à Istanbul.

La société avait un garage pour leurs véhicules et quand nous sommes arrivés le nouveau moteur de la Daffodil avait déjà été livré par avion.

Le lendemain nous avons simplement changé le moteur.

Nous sommes restés quelques jours de plus et après une vidange d’huile nous étions de nouveau en chemin vers Salonique en Grèce.

A la frontière turque les problèmes ont recommencé : au début de notre voyage les papiers de la voiture étaient en ordre, ils avaient été écrits sur le passeport de Peter à notre arrivé en Turquie.

Maintenant que le moteur avait été changé les numéros ne correspondait plus .Par chance nous avions reçu une lettre (en turc) de chez Philips qui expliquait le changement de moteur. Cela a réglé nos problèmes.

 

L’autre problème était que Peter avait une barbe qu’il avait laissé pousser durant le voyage. Sur son passeport il n’avait pas de barbe donc il dut la raser.

Après deux jours et 7200 km plus tard nous sommes arrivés à Salonique (capitale de la province de Macédoine) et port maritime grec.

Après 1950 la ville a été modernisée avec de longs boulevards rectilignes, beaucoup d’arbres, de grands espaces, des parcs ouverts, de longs boulevards le long de l’océan, de nombreux magasins et beaucoup de nouvelles constructions.

L’ancienne ville avec ses rues étroites et ses petites maisons a été préservée.

Le bas de la ville est là ou l’on trouve les choses intéressantes à voir comme les musées, les ruines,…

Après deux jours nous avons continué notre aventure en allant à Athènes ou il y a bien sur énormément de choses à voir.

On nous a dit que la statue de femme la plus éloignée à gauche était toute nouvelle dans ce monument.

Nous sommes resté trois jours puis nous sommes partis vers la Corinthe pour y voir le Canal

 

 

Nous avons alors fait un voyage vers le Péloponnèse, Tripoli, Calamita, Pagrus, et Patras. Il y avait tant de choses à voir que ce serait trop long de tout expliquer.

Dans la ville ancienne de Delphes il existe une légende à propos d’une excavation dans le sol d’où sortent des émanations miraculeuses. Selon la légende ce serait la respiration d’Apollon et le trou aurait la forme d’un serpent caché.

 

Au départ de Patras, sur le ferry boat, nous sommes s allés vers l’ouest de la Grèce à Loannina  parce que nous voulions traverser l’Albanie et suivre la côte jusque la Yougoslavie. Un petit détour vers Trieste, ensuite Innsbruck et retour à Eindhoven .Dix semaines et 10800 km plus tard nous étions félicités par nos parents.

Finalement voici une carte des notre voyage et quelques autres photos. 

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